J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre ;
des chaînes d’or d’étoile à étoile,
Et je danse.
Arthur Rimbaud, Illuminations
1/ Le réseau en fil en chiffres
2/ L’affiche : « Créez le réseau en fil »
3/ L’article : « Réseau en fil : Bâtiment Panhard — Amérique latine »
Le réseau en fil en chiffres
1 jour d’expérimentation le 25 mai
2 partenaires et hôtes, Arep et SNCF – Gares et Connexions financent les 2600 euros de budget
1 sculpture-totem avec 4 bobines enroulant 1000 mètres de fil
3 étages et 42 poteaux reliés par le fil
L’affiche du projet : « Créez le réseau en fil »
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L’article sur le projet : Réseau en fil, Bâtiment Panhard —- Amérique latine
Le Collectif MASI est formé par l’architecte et scénographe urbaine Madlen Anipsitaki et le sociologue Simon Riedler. Avant son travail chez Arep sur l’architecture des gares qui nourrit sa réflexion sur les différentes trajectoires et usages d’un lieu de passage, Madlen (accompagnée par Luca Merlini) a élaboré un projet de diplôme manifeste sur la question du passage au 21ème siècle : “Passage en réseau à travers un îlot”. Elle y expérimente, via des dispositifs de scénographie urbaine, les liens entre espaces public et privés, entre habitants, travailleurs et passants dans un îlot. Par « scénographie urbaine”, nous entendons une pratique qui met en scène les connexions entre les acteurs du théâtre de la ville, habitants ou passants dans nos vies et dans nos villes. Dans les bidonvilles d’Île de France, Simon œuvre au dialogue et à la lutte contre les préjugés entre habitants des bidonvilles et riverains. Inspirés par le sociologue Emile Durkheim, nous pensons l’intégration comme la capacité d’une société à relier ses membres, à créer du lien social.
Notre objectif est ainsi d’intégrer des individus à l’échelle locale en construisant des situations enchantant le quotidien. D’où l’idée de matérialiser les liens sociaux par un réseau en fil co-construit et approprié par les acteurs, qui rende réelle et actuelle l’idée utopique du passage en réseau. Cette fois ce n’est pas le passage en réseau qui traverse des appartements mais c’est le fil qui crée un réseau matérialisé. Ce réseau provoque des liens entre des situations sociales différentes et investigue leurs échanges, comme s’il liait la maison de Mon oncle avec l’espace de Playtime de Jacques Tati. Selon Jean-Pierre Vernant : “Entre les rives du même et de l’autre, l’homme est un pont”.





