São paulo, 2022
Le réseau en fil se déroule dans les escaliers de l’ex-favela Brasilândia, à la limite entre la métropole de Sao Paulo et la forêt tropicale. La maquette montre un face à face entre l’ex-favela aux maisons bigarrées auto-construites et le centre-ville aux hautes et uniformes tours.
L’école d’en haut des escaliers nous accueille et nous menons des sorties dans les escaliers avec les élèves. Les habitants de Brasilândia, en particulier les enfants, nous ont frappé par leur intelligence spatiale. Ils dénichaient toujours un point d’accrochage pour le fil de sorte à obtenir la trajectoire souhaitée. Les voisins participaient pour faire passer le fil en haut de leur mur.

Matériaux exclusivement récupérés : tissu, polystyrène, métaux, plastiques, fornica & peinture à l’eau en spray
Dimensions : 96*30*110 cm

Un samedi après-midi aux pieds de l’ex-favela, les enfants jouent avec un parachute sous la supervision de son propriétaire, un capitaine de l’armée de l’air. Fidèles à nos désirs, nous l’imaginons comme un ballon flottant au dessus des escaliers.


Les fils du dense réseau en fil créé sont entre-mêlés aux ressorts des escaliers. Cela exprime le fait qu’à notre départ les habitants ont choisi de garder les sculptures et le réseau en fil des escaliers.

Les escaliers sont représentés par des ressorts qui marquent d’une part l’état de perpétuelle construction des habitations et d’autre part les allers-retours effectués en courant par les enfants de haut en bas des escaliers. De plus, des ressorts verticaux dans certaines maisons illustrent l’effet d’une maison qui pousse, des étages rajoutés au fur et à mesure. En pressant ces ressorts les visiteurs peuvent expérimenter cet effet « pop-up ». Les sculptures-bobines ponctuent le parcours dans les escaliers, ci-dessous de haut en bas : la sculpture-bobine acrobate, vue comme une moto par certains enfants ; l’arc d’amour ; le taureau utilisé comme balançoire par les enfants.



Les habitants du centre-ville portent soit un sac soit une cravate. Notre désir de les intégrer au projet est matérialisé par le fil qui les relie à l’ex favela. Lors de la fête du dernier jour, une dizaine d’étudiants internationaux du centre-ville viennent à l’ex-favela et remettent en question leurs préjugés sur un tel lieu.
