La ville est déjà tissée par de nombreux réseaux représentés ci-dessous.
Inspirés par l’analyse des réseaux sociaux qui considère les acteurs comme des « noeuds » de liens, la modélisation que cette approche propose des réseaux virtuels nous sert d’analogie pour donner une forme au réseau matériel que nous allons construire.
Géographiques, historiques, sociaux, symboliques : les liens sont protéiformes et les représenter requiert une matière plurielle. En même temps, cette matière doit maintenir une certaine unité, un équilibre entre passé et présent, entre différentes générations, une continuité ouverte sur l’avenir, respecter le bâti et susciter du mouvement. Ces exigences donnent du fil à retordre, et pour accomplir ce travail de funambule, il nous faut filer la métaphore et, tout simplement, utiliser du fil !
Nous choisissons aussi le fil pour permettre aux acteurs de facilement tisser le réseau, tout le monde a du fil à portée de main, qu’il s’agisse de ficelle, de câbles, de fil à couture, à linge ou de lacets. Nous-mêmes choisirons un fil simple tel que nous le trouverons localement sur un marché, dans un magasin local.

Représentation du plan et du vide de l’ilot du passage en réseau à différentes couches d’altitude. L’analyse du vide et du plein nous permet d’envisager le cheminement du fil à travers le vide existant.
